Maux de dos

Un constat sans appel

Les maux de dos sont devenus un véritable fléau dans notre société. Les douleurs de dos représentent le deuxième motif de consultation chez les médecins généralistes et la première cause d’invalidité chez les moins de 45 ans en France.

Les douleurs peuvent être d’origine :

  • cervicale,
  • dorsale,
  • ou lombaire.

La lombalgie est néanmoins la plus fréquente et on estime aujourd’hui que 80% des personnes souffriront de lombalgie au moins une fois dans leur vie. Si heureusement 90% des lombalgies guérissent sans avoir recours à un médecin, des études du CNAM indiquent cependant que les lombalgies occupent la première place de l’absentéisme pour raison médicale au travail, représentent 13% des accidents du travail et la première cause de maladie professionnelle.

Les types et formes de lombalgie

La lombalgie consiste en une douleur située au niveau de la région lombaire de la colonne vertébrale, c’est-à-dire au niveau des vertèbres lombaires (L1, L2, L3, L4 ou L5) situées entre la douzième dorsale (D12) et le sacrum (S1).

Source : Wikimedia.org

Source : Wikimedia.org

Il en existe deux types :

  • la lombalgie commune,
  • la lombalgie symptomatique, c’est-à-dire due à une maladie (infection, tumeur, fracture, malformation…).

Elle peut prendre diverses formes. Citons les plus courantes :

  • Le lumbago : blocage et douleur aiguë apparaissant brutalement, généralement à la suite d’un faux-mouvement.
  • Le tassement vertébral : dû à une fracture du corps de la vertèbre, suite à un traumatisme plus ou moins important (l’ostéoporose étant la première cause de fragilité osseuse).
  • La lombosciatique : névralgie sciatique d’origine lombaire souvent due à une lésion d’un disque intervertébral (appelée aussi hernie discale) entrainant conflit entre deux vertèbres et le nerf sciatique.
Source : Wikimedia Commons

Hernie discale – Source : Wikimedia Commons

Les causes et facteurs aggravants

Les causes et les facteurs aggravants des maux de dos sont difficilement dissociables. On peut citer entre autres :

  • les mauvaises postures,
  • les postures répétitives (professionnelles notamment),
  • le stress source de contractions musculaires et de tensions sur le squelette,
  • le surpoids entrainant une trop forte pression sur les vertèbres, les rendant ainsi plus vulnérables,
  • le tabac qui peut participer à la dégénérescence des disques intervertébraux,
  • le manque d’exercice physique entrainant l’insuffisance de la masse musculaire tonique et souple du dos et de l’abdomen nécessaire au maintien efficace de la colonne vertébrale…

Conséquences humaines, économiques et sociales

Un lombalgique sur dix décompense physiquement et psychologiquement.

Auteur : Geralt - Source : PIXABAY

Auteur : Geralt – Source : PIXABAY

Vie privée et professionnelle se détériorent alors immanquablement. En plus des douleurs qui peuvent être très intenses, les conséquences pour les patients sont parfois désastreuses socialement et professionnellement (incapacité de travail temporaire ou définitive, perte d’emploi, divorce, dépression nerveuse, rupture avec le milieu social et avec le milieu affectif…).

Sur le plan économique, il ne faut pas nier que ce problème de santé public constitue également une charge importante pour les entreprises, du fait de la baisse de rentabilité des salariés qui en souffrent, des arrêts maladie qui peuvent se multiplier et/ou devenir de longue durée.

Source : Wikimedia.org

Source : Wikimedia.org

De même que sur le plan social, les soins médicaux et paramédicaux, les actes chirurgicaux, les consultations en imagerie (IRM, scanner…), les arrêts maladies, les incapacités de travail représentent un coût conséquent pour le système de santé et donc la société tout entière.

Les moyens pour lutter

En France, les moyens mis en place pour traiter et combattre les maux de dos sont importants. On peut distinguer notamment :

  • les traitements médicamenteux (antalgiques, anti-inflammatoires, pommades…),
  • les soins (infiltrations, kinésithérapie, ostéopathie, chiropractie, acupuncture…),
  • les interventions chirurgicales,
  • la rééducation fonctionnelle,
  • les stages de prévention dans les Ecoles du Dos…

Malgré tout cela, on constate que le nombre de malades du dos ne cesse d’augmenter, que la durée de convalescence peut durer des mois, voire des années, mais également que les récidives sont fréquentes.

Un axe de travail supplémentaire

Il est essentiel – pour accélérer la guérison – de prendre en compte l’existence même du patient, ses capacités de résistance au stress de son environnement ainsi qu’aux évènements pénibles de sa vie, et de l’aider à travailler sur lui-même en apprenant à :

  • gérer sa douleur,
  • canaliser son stress et ses émotions, des facteur très aggravants des maux de dos,
  • développer ses capacités de résistance et de réparation,
  • se projeter à nouveau positivement dans l’avenir.

Ce travail permet à l’être qui souffre de reprendre la main sur son existence et d’agir en profondeur sur son problème de santé, afin que le bénéfice des soins médicaux et paramédicaux prodigués puissent durer dans le temps, jusqu’au recouvrement de la pleine santé lorsque cela est médicalement possible, sinon jusqu’au mieux-être salutaire.

Un programme en trois temps

Un programme spécifique pour lutter contre les maux de dos. Celui-ci s’organise en trois temps :

  1. Acquisition des techniques sophrologiques pour soulager.
  2. Acquisition des techniques sophrologiques pour protéger et renforcer.
  3. Acquisition des techniques sophrologiques pour se projeter à nouveau positivement dans l’existence.